Après bientôt 6 mois de remise en service très progressive du matériel informatique des lycées de la région, resteraient 75 lycées sans solutions d’impression 🖨️ (à la date du 15 mars environ) mais moins de 10 établissements sans applications pédagogiques réinstallées. 👆 La FSU souligne lors de l’instance que l’impossibilité d’imprimer reste un obstacle majeur à notre enseignement et que, si PC et logiciels sont souvent rétablis, la lenteur de mise en route et de fonctionnement des matériels demeure un problème de premier plan ! Le Recteur d’Amiens le reconnaît clairement devant nous.
🖥️ Les directions des services informatiques des deux rectorats nous informent que, face à un parc informatique hétérogène et en partie obsolète, le Conseil Régional a commandé du matériel neuf mais sans aucun délai de livraison, en raison de tensions très fortes sur le marché de l’informatique. 👆 Les directions des services informatiques rejoignent aussi ce qu’avait soulevé la FSU lors du précèdent CSA-A exceptionnel : les matériels sont aussi ralentis par le nouvel antivirus très puissant, choisi dans la crainte d’une nouvelle cyberattaque...
A ce jour, toujours pas engagée : la remise en service du système de partage des fichiers pédagogiques et administratifs, d’où encore de lourdes difficultés d’enregistrement et d’utilisation des fichiers. Pourquoi ? : « la mise en sécurité des sauvegardes, pour qu’il ne puisse plus y avoir de pertes définitives de fichiers à l’avenir » ne peut toujours pas être garantie par la Région. La Rectrice de Lille insiste à plusieurs reprises sur « la nécessité d’installer pour l’avenir une gouvernance partagée de la cybersécurité entre le ministère et la région HDF pour anticiper les crises et se préparer à les gérer ». 👆La FSU exigera que les organisations syndicales soient associées à l’étude de cette « gouvernance partagée ».
La Rectrice et le Recteur soulignent la « résilience » et la « patience » des personnels depuis 6 mois – 👆 La FSU parle de leur souffrance, de leur épuisement, de leur inquiétude, à l’approche imminente des examens !
L’Inspecteur Général David Hélard, présent lors du CSA-A car missionné début janvier par le ministre pour « affiner le diagnostic et envisager d’éventuels aménagements d’examens », juge – après une enquête par questionnaire « proposée » à tous les établissements - que la situation est très variable d’un établissement à l’autre ; pour lui, deux types d’aménagements d’épreuves possibles :
➡️ aménagements de nature organisationnelle : report de certaines certifications, de la remise de travaux d’élèves, possibilité de rendre des travaux sous format papier, ajustement des épreuves (neutralisation de certaines questions).
➡️ « aménagements des conditions de délivrance des diplômes en cas de besoin uniquement », « dans certaines spécialités, dans certains établissements », avec un « recours possible au contrôle continu ».
👆 La FSU redit avec force que les personnels ont besoin d’annonces plus précises et rapides sur les aménagements d’épreuves : quels établissements concernés ? quelles épreuves concernées ? quand le saurons-nous ?
On nous indique que les aménagements décidés passeront par un décret, « pour les sécuriser juridiquement », « ce qui va encore prendre du temps » ... L’Inspecteur General précise que « les présidents de jury auront la liste des établissements fortement impactés, par spécialité de diplôme – sans rompre l’anonymat des candidats ». Selon les mots de la Rectrice de Lille, « les comités de suivi de chaque académie vont permettre d’apporter des réponses » ; de nouveaux groupes de travail sur les examens avec les organisations syndicales pourraient être réunis.
Concernant le recours au contrôle continu, l’Inspecteur Général dit que « la formation ne s’est pas interrompue » ; 👆 la FSU lui a répondu : elle s’est déroulée dans des conditions très dégradées, certaines compétences n’ont pas pu être acquises ni donc évaluées. La FSU s’inquiète aussi des difficultés pour la poursuite d’études voire parfois l’insertion professionnelle immédiate des élèves touchés par la cyberattaque. Le Recteur d’Amiens répond : « pour les élèves qui vont poursuivre leur scolarité l’an prochain, il y aura un accompagnement spécifique à mettre en place ». La Rectrice de Lille ajoute : les chefs d’établissement ont jusqu’à fin mars pour indiquer s’ils ont besoin d’ores et déjà, d’ici la fin de l’année scolaire, « d’un plan d’accompagnement de certains élèves qui auraient manqué d’acquisitions sur le plan numérique ». Les chefs d’établissement doivent aussi continuer à faire remonter les difficultés techniques persistantes, notamment les problèmes de lenteur des matériels.
👉N’hésitez donc pas à saisir officiellement vos chefs d’établissements des difficultés persistantes, à nous tenir informé.es et à nous solliciter ! Bon courage à toutes et tous en cette fin d’année qui s’annonce encore hélas difficile !
